Glossary


La sclérose en plaque est une maladie complexe.


Bon nombre de renseignements contenus dans ce site Web peuvent être nouveaux pour les lecteurs, par conséquent un glossaire exhaustif a été créé pour aider à définir les termes techniques et les concepts. Le but du glossaire est d’améliorer la compréhension de la SEP et des sujets liés à la SEP.

A

ATROPHIE

Perte de volume du tissu cérébral ou musculaire souvent associée à la SEP.

AXONE

Fibre nerveuse qui prolonge la cellule nerveuse et qui conduit les influx nerveux vers d’autres cellules nerveuses ou vers les muscles.

B

BACTÉRIE

Micro-organismes responsables de la fermentation et de certaines maladies infectieuses.

BANDES OLIGOCLONALES

Groupe de protéines appelées immunoglobulines. La présence de ces protéines révèle une inflammation du système nerveux central (SNC).

BARRIÈRE HÉMATO-ENCÉPHALIQUE (BHE)

Barrière protectrice qui tapisse les vaisseaux sanguins et qui filtre et contrôle le passage des molécules qui peuvent entrer dans le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière (système nerveux central).

C

COGNITION

Ensemble des processus qui se rapportent à la connaissance au sens large, notamment la perception, la mémoire et le raisonnement.

CONVULSIONS

Épisodes causés par des décharges électriques anormales dans les régions du cerveau qui présentent des lésions ou des cicatrices.

CORTICOSTÉROÏDE

Type de stéroïde qui agit en diminuant l’inflammation dans le système nerveux central (SNC).

CRITÈRES DE MCDONALD

Quand la SEP est considérée comme un diagnostic possible, il faut procéder à une évaluation des antécédents médicaux du patient et à un examen neurologique. Les neurologues utilisent les critères de McDonald pour diagnostiquer la SEP. Il faut qu’il y ait des preuves de deux événements neurologiques correspondant à une démyélinisation, que les autres causes aient été exclues et qu’il y ait des preuves d’activité de la maladie à différents moments et en différents endroits (lésions dans au moins deux régions différentes dans le système nerveux central).

D

DÉFICIT COGNITIF

Altération des fonctions mentales causée par un traumatisme ou une maladie. Une atteinte cognitive se produit à un certain degré chez environ 50 à 60 % des patients atteints de SEP.

DÉMARCHE

Manière particulière de se déplacer à pied – que ce soit en marchant, en trottinant, en courant ou en sautillant.

DÉMYÉLINISATION

Dommage à la gaine protectrice des nerfs (myéline) du système nerveux central (SNC), causant l’interruption de la transmission des influx nerveux dans le SNC.

DIAGNOSTIC

Démarche menant à l’identification ou à la découverte d’une maladie au moyen d’examens médicaux, d’analyses de laboratoire ou autre.

DIPLOPIE

Vision double causée par des lésions au niveau du tronc cérébral, une partie du système nerveux située entre le cerveau et la moelle épinière.

DISSÉMINATION SPATIALE

Preuves de lésions à au moins deux endroits différents dans le système nerveux central (SNC).

DISSÉMINATION TEMPORELLE 

Preuves d’épisodes ayant causés des dommages au système nerveux central (SNC) à différents moments.

DYSARTHRIE

Trouble de la parole qui se caractérise par la faiblesse des muscles utilisés pour parler et par une difficulté à les maîtriser. La dysarthrie cause une élocution mauvaise et lente, qui peut être difficile à comprendre.

DYSESTHÉSIE

Type de douleur qui se caractérise par une sensation de brûlure, de douleur ou de picotements sous la peau. Dans certains cas ces sensations peuvent se produire sans aucun contact.

DYSFONCTION SEXUELLE

Difficulté éprouvée par une personne ou un couple à tout moment au cours de l’activité sexuelle normale, y compris en lien avec le plaisir physique, le désir, les préférences, l’excitation ou l’orgasme.

E

ÉCHELLE EDSS (Expanded Disability Status Scale)

L’échelle EDSS est une échelle d’évaluation clinique basée sur le jugement d’un examinateur formé, qui varie de 0 à 10 points avec des paliers d’un demi point. Elle est utilisée pour évaluer les capacités physiques et mentales et, plus particulièrement, certaines fonctions telles que la vue, la perception sensorielle ainsi que le fonctionnement des intestins et de la vessie.  

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ENGOURDISSEMENTS

Perte de sensation dans une partie du corps qui nuit à la capacité d’utiliser la partie du corps touchée. Par exemple, une personne qui a des engourdissements très importants à un pied peut éprouver de la difficulté à marcher. Un engourdissement des mains peut empêcher d’écrire, de s’habiller ou de tenir des objets de manière sécuritaire.

F

FATIGUE ENDOGÈNE UNIQUE À LA SEP

Ce type de fatigue est unique aux personnes atteintes de SEP et pourrait être attribuable à des lésions nerveuses. Plus grave que la fatigue régulière, elle a tendance à apparaître soudainement, elle peut être aggravée par la chaleur et l’humidité et augmenter à mesure que la journée avance.

I

IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE (IRM)

Examen diagnostique qui produit des images de différentes parties de l’organisme sans l’utilisation de rayons X. Outil diagnostique important dans la SEP, l’examen par IRM permet de visualiser et de compter les lésions dans la matière blanche du cerveau et de la moelle épinière.

INFLAMMATION

Ensemble de réactions protectrices faisant intervenir des cellules immunitaires, les vaisseaux sanguins et des médiateurs moléculaires pour éliminer la cause de la lésion tissulaire et commencer le processus de réparation des tissus.

INJECTION SOUS-CUTANÉE

Injection administrée sous la peau. Puisque les tissus sous-cutanés contiennent peu de vaisseaux sanguins, les médicaments injectés par cette voie d’administration sont absorbés lentement sur une longue période.

INTERFÉRON

Famille de protéines naturelles produites et sécrétées par les cellules du système immunitaire (globules blancs, par exemple). Il existe trois classes d’interférons : alpha, bêta et gamma.

L

LÉSION

Région anormale visible à l’IRM qui peut correspondre à une zone d’inflammation, de démyélinisation ou de dommages axonaux. Une lésion (ou plaque) peut mesurer de quelques millimètres à quelques centimètres de diamètre et contient généralement des cellules inflammatoires et d’autres cellules qui contribuent à l’inflammation et aux dommages au cerveau.

LYMPHOCYTES B

Type de lymphocytes (globules blancs) fabriqués dans la moelle osseuse qui produisent des anticorps pour lutter contre les envahisseurs (comme les bactéries ou les virus) dans l’organisme et qui aident à réguler d’autres cellules immunitaires.

LYMPHOCYTES T

Cellules du système immunitaire qui ont la capacité d’augmenter la réponse immunitaire dans l’organisme, ce qui cause l’inflammation et les dommages dans la SP.

M

MALADIE AUTO-IMMUNE

Quand le système immunitaire de l’organisme attaque les propres tissus de l’organisme, il s’agit d’une maladie auto-immune. On croit que la SEP est une maladie auto-immune.

MALADIE DU SYSTÈME IMMUNITAIRE

Maladie dans laquelle des composantes du système immunitaire (lymphocytes T, anticorps et autres) sont responsables de la maladie directement ou indirectement.

MYÉLINE

Substance composée de lipides et de protéines qui sert de gaine protectrice et d’isolant pour les nerfs qui agissent comme des câbles transportant les messages vers le système nerveux central (SNC) et inversement.

N

NEURO-INFLAMMATION

Inflammation du tissu nerveux causée par une réaction immunitaire à un traumatisme, à des toxines ou à l’entrée d’un agent pathogène comme un virus ou une bactérie dans le système nerveux central (SNC).

NEUROLOGIE

Branche de la médecine qui porte sur l’étude et le traitement des maladies du système nerveux.

NEURONE

Cellule nerveuse spécialisée qui transmet des influx nerveux.

P

PARESTHÉSIE

Sensation de picotement, de brûlure ou d’engourdissement.

PHÉNOMÈNE D’UHTHOFF

Trouble causé par des dommages au nerf optique qui interfèrent avec la transmission des signaux entre l’œil et le cerveau. Les symptômes comprennent une diminution de la vision ou une vision trouble.

PICOTEMENTS

Sensations anormales (comme de petites piqûres) qui peuvent se produire n’importe où dans le corps, mais qui sont souvent ressenties dans les doigts, les mains, les pieds, les bras ou les jambes.

PLAQUE

Accumulation anormale de fragments de protéine entre les cellules nerveuses.

PONCTION LOMBAIRE

Également appelée rachicentèse, il s’agit d’une intervention médicale diagnostique qui consiste à recueillir du liquide céphalorachidien (LCR) pour confirmer ou exclure certaines maladies et qui peut être utilisée pour diagnostiquer d’autres affections.

POTENTIELS ÉVOQUÉS

Test qui mesure l’activité électrique du cerveau en réponse à la stimulation de circuits nerveux sensoriels spécifiques.

POUSSÉE

Apparition soudaine ou aggravation des symptômes d’une maladie ou d’une affection.

POUSSÉE DE SCLÉROSE EN PLAQUES

En l’absence de fièvre ou d’infection, apparition de nouveaux symptômes ou aggravation de symptômes existants qui dure au moins 24 heures et qui est généralement associée à une inflammation et à une démyélinisation dans le cerveau ou la moelle épinière.

R

RÉMISSION

Atténuation et stabilisation de la gravité de la SEP ou disparition des symptômes.

S

SEP PROGRESSIVE PRIMAIRE

Forme de la maladie caractérisée par une détérioration du fonctionnement neurologique, constante dès le début, sans poussée ni rémission.

SEP PROGRESSIVE RÉCURRENTE

Forme de la maladie caractérisée par une aggravation continue dès le départ avec des poussées bien définies qui surviennent plus tard dans l’évolution de la maladie.

SEP PROGRESSIVE SECONDAIRE

Forme de la maladie qui suit la SEP récurrente-rémittente, caractérisée par une progression plus continue de la maladie, avec ou sans poussées. La plupart des patients qui reçoivent un diagnostic de SEP récurrente-rémittente verront leur maladie évoluer vers la forme progressive secondaire après 10 à 20 ans.

SEP RÉCURRENTE-RÉMITTENTE

Forme la plus courante de la maladie au moment du diagnostic, caractérisée par des poussées ou une détérioration des fonctions neurologiques clairement définies, suivies par des périodes de rétablissement partiel ou complet (rémission).

SPASME

Contraction soudaine et involontaire d’un muscle ou d’un groupe de muscles.

SPASTICITÉ

Raideur inhabituelle des muscles se produisant généralement dans les jambes (mollet ou cuisse), l’aine, les fesses, les bras ou les mains. Surtout associée à des troubles du système nerveux central (SNC).

SYMPTÔME

Un changement dans le fonctionnement normal ou une sensation éprouvée par un patient qui reflètent un état anormal ou une maladie.

SYNDROME CLINIQUE ISOLÉ (SCI)

Survenant avant le diagnostic de SEP, le SCI consiste en un seul épisode comportant un ou plusieurs des symptômes caractéristiques de la SEP, avec un risque élevé d’avoir la SEP en l’absence d’une autre maladie ou cause expliquant les symptômes.

SYSTÈME IMMUNITAIRE

Ensemble de cellules, de tissus et de molécules qui agissent pour défendre l’organisme contre les agents causant des maladies (pathogènes) comme les virus ou les bactéries.

SYSTÈME NERVEUX CENTRAL (SNC)

Partie du système nerveux qui comprend le cerveau et la moelle épinière.

T

TREMBLEMENTS

Contraction et relâchement involontaires des muscles entraînant des secousses musculaires dans une ou plusieurs régions du corps.

TROUBLES DE L’ÉLOCUTION

Problèmes qui peuvent comprendre un manque de précision dans l’articulation des mots, un ralentissement du débit de la conversation et une difficulté touchant le rythme de la parole, ou le volume sonore ou la qualité de la voix.

V

VERTIGE

Sensation de mouvement ou de rotation qui peut se produire en raison de lésions dans la région du tronc cérébral responsable de l’équilibre.

VIRUS

Micro-organisme plus petit qu’une bactérie qui ne peut pas croître ou se multiplier sans l’aide d’une cellule vivante. Les virus envahissent les cellules vivantes et utilisent leurs mécanismes chimiques pour rester en vie et se multiplier.

VIRUS JC

Le virus JC a été nommé d’après John Cunningham, le premier patient chez qui le virus a été isolé en 1971. Il s’agit d’une infection courante, sans aucun lien avec la SEP, qui serait contractée à un moment donnée pendant l’enfance. Bien que certaines personnes soient infectées par le virus, celui-ci est généralement maîtrisé par le système immunitaire et ne cause aucun signe ou symptôme. Toutefois, chez certaines personnes dont le système immunitaire est plus faible et l’organisme est moins apte à combattre une infection, le virus peut se réactiver et causer une inflammation grave, voire mortelle, accompagnée de lésions au cerveau, une affection que l’on nomme la leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP).

Si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet du virus JC ou de la LEMP, veuillez communiquer avec votre médecin pour obtenir de plus amples renseignements.

 

Depuis plus de 30 ans, Biogen est un chef de file dans la recherche sur la SEP et l’entreprise offre le plus vaste portefeuille de produits à l’heure actuelle pour aider les personnes atteintes d’une forme récurrente de la SEP.